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April 21 2017

17:44

Antiterrorisme : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors que l’élection est bousculée par l’attaque des Champs-Elysées, retour sur les propositions des candidats sur cette thématique.
17:13

#FrançaisesFrançais : notre année en France

Dix journalistes du « Monde », impliqués dans cette série de portraits et de reportages, ont sillonné la France depuis septembre.
16:47

Chronique d’un retour à Diffa, ville de ma jeunesse merveilleuse engloutie par Boko Haram

Retour à Diffa (5/5). Notre journaliste déambule dans la ville de son enfance, au sud-est du Niger, meurtrie par la secte islamiste nigériane. Un récit exceptionnel.
16:28

David Pujadas : « L’atmosphère s’est alourdie »

Le journaliste, qui a interrogé les candidats aux côtés de Léa Salamé, jeudi 20 avril sur France 2, revient sur ce moment médiatique particulier, bousculé par l’annonce d’une attaque terroriste durant laquelle un policier a été tué à Paris.
16:24

« La faiblesse relative des contre-pouvoirs est une des caractéristiques de notre démocratie »

Les institutions de la Ve République sont-elles à bout de souffle ? Faut-il en changer ? Jean-Baptiste de Montvalon, journaliste au « Monde », vous a répondu.
16:23

Jean-Luc Mélenchon et Bernie Sanders « incarnent tous deux la volonté d’un changement fondamental »

Dans une tribune au « Monde », des membres de la campagne de l’ex-candidat démocrate aux primaires américaines, Bernie Sanders, appellent à voter en faveur de Jean-Luc Mélenchon.
15:59

« Le Figaro » a-t-il « boycotté » Nicolas Dupont-Aignan ?

Jeudi soir sur France 2, le candidat à l’élection présidentielle a fait état d’une « censure » imposée selon lui par l’actionnaire du quotidien de Serge Dassault.
15:27

APB : vers une publication complète de l’algorithme en septembre

Suite aux recommandations de la mission publique Etalab « sur les conditions d’ouverture du système Admission post-bac », le ministère compte organiser à la rentrée un hackathon pour améliorer la plate-forme.
15:17

Depuis janvier, plus d’un millier de migrants sont morts en Méditerranée

Le beau temps a favorisé les départs pendant le week-end pascal : 73 opérations de sauvetage ont été nécessaires pour venir en aide à environ 8 500 personnes.
15:04

La reconnaissance, moteur des jeunes pirates informatiques britanniques

L’agence britannique de lutte contre le crime organisé a étudié le profil et les motivations des jeunes pirates qui ont croisé sa route.
13:57

En 2002, Jonathan était mobilisé contre Le Pen. En 2017, il n’ira pas voter

Manifestant contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour, Jonathan, 38 ans, ne vote plus. Il témoigne de l’évolution de ses convictions politiques.
13:45

Le « naming » d’une Ligue est-il rentable ?

Après bien des déconvenues, la Ligue de football professionnel (LFP) est parvenue à décrocher un nouveau contrat de « naming » pour la Ligue 1 avec Conforama.
13:43

Attaque des Champs-Elysées : les questions que pose la revendication de l’Etat islamique

L’organisation djihadiste s’est empressée de revendiquer jeudi soir l’attaque au cours de laquelle un policier a été tué. Mais le nom donné par le groupe à l’assaillant intrigue les enquêteurs.
13:21

Paroles de Français de l’étranger : « Depuis Montréal, j’ai honte de la France »

En Finlande ou au Canada, des Français de l’étranger s’inquiètent des menaces que l’élection d’un candidat eurosceptique ferait peser sur l’Europe.
12:55

Les Français en mode commando

Face au sentiment d’impuissance que génère la menace terroriste, de plus en plus de civils sont conquis par l’esprit paramilitaire. Cross-fit, close-combat et stages d’entraînement connaissent un succès grandissant.
11:01

La cause des femmes

Fondatrice en 1903 du Women's Social and Political Union (WSPU) – l'Union féminine sociale et politique –, icône populaire au Royaume-Uni, la suffragette Emmeline Pankhurst est la figure de proue du mouvement pour le droit de vote des femmes anglaises, obtenu en 1918.

Issue de la classe moyenne de Manchester, féministe depuis ce soir de son enfance où, faisant semblant de dormir, elle entendit son père – pourtant en faveur du vote des femmes – soupirer « Quel dommage qu'elle ne soit pas un garçon », elle rencontre en 1878 l'avocat Richard Pankhurst, ardent défenseur de l'égalité entre les sexes. Ils ont cinq enfants, dont deux garçons. Après le décès de leur père, les trois filles, Christabel, Sylvia et Adela, poursuivent la lutte avec leur mère.

A partir de 1905, la presse s'étant désintéressée des suffragettes, les militantes de la WSPU décident d'user de méthodes spectaculaires et radicales : elles perturbent des discours politiques, allument des incendies dans des immeubles vides, brisent les vitres de bâtiments symboles du pouvoir au cours d'un raid dans le West End londonien ; pour effrayer les autorités, de vieilles dames demandent des licences de port d'arme. Emmeline Pankhurst fait des allers-retours en prison et mène plusieurs grèves de la faim.

Quand éclate la première guerre mondiale, Emmeline et Christabel Pankhurst font le choix du patriotisme : le journal de la WSPU, The Suffragette, est rebaptisé Britannia. Après un séjour en Amérique du Nord, Emmeline Pankhurst, abjurant définitivement ses sympathies socialistes, rejoint les rangs du Parti conservateur. Peu après sa mort, le droit de vote, qui, jusque-là, ne concernait encore que les femmes de plus de 30 ans, est accordé à partir de 21 ans, comme aux hommes.

Figure charismatique, brillante oratrice, Emmeline Pankhurst a laissé peu d'écrits. Longtemps, elle a surtout été connue à travers les livres de Sylvia. Celle-ci, cherchant à concilier le militantisme féministe avec son engagement socialiste, s'était opposée à sa mère et à sa sœur Christabel, uniquement préoccupées par la question des femmes. Elle avait fondé l'East London Federation of the Suffragettes (Fédération des suffragettes de l'Est londonien), qui recrutait ses membres dans la classe ouvrière et qui, contrairement à la WSPU, comptait des hommes aussi bien que des femmes.

Le portrait que laissa Sylvia de sa mère était donc peu flatteur. Pourtant, la seconde vague du féminisme, dans les années 1970, allait reprendre largement certaines options de la WSPU, comme la non-mixité ou la primauté des questions de sexe par rapport aux questions de classe.

10:42

Comment les sondages sont-ils élaborés ?

Brexit, Trump ou primaires en France, les sondages sont régulièrement accusés de ne pas avoir anticipé correctement certaines dynamiques. Pour comprendre pourquoi, il faut s’intéresser à la manière dont ils sont élaborés.
10:39

Des immigrés sans pays d'origine

Le président François Hollande a suscité un tollé en déclarant, le 19 octobre, que Leonarda Dibrani, la collégienne rom de 15 ans arrêtée lors d'une sortie scolaire et expulsée vers le Kosovo, pouvait revenir en France, mais « sans sa famille ». Au-delà de la polémique hexagonale, cet épisode éclaire la détérioration du sort des Roms dans une région où leur situation était autrefois exemplaire.

Tragique et rocambolesque, l'affaire Leonarda Dibrani, cette jeune fille rom expulsée de France le 9 octobre dernier, a replacé le Kosovo sous les feux de l'actualité. Selon les autorités françaises, le pays serait « sûr », ce qui autoriserait le rapatriement de personnes en situation irrégulière. Pourtant, la communauté rom du Kosovo, totalement marginalisée, continue d'être victime d'exactions régulières.

A son arrivée à Mitrovica, la lycéenne de 15 ans a expliqué qu'elle ne connaissait pas l'albanais, et même qu'elle n'avait « jamais entendu parler du Kosovo »… Cette déclaration a nourri toutes les spéculations sur le parcours compliqué de sa famille, en occultant l'essentiel : les Dibrani sont aujourd'hui, de fait, des apatrides. Le père est né au Kosovo, qu'il aurait quitté très jeune pour l'Italie, où il aurait rencontré son épouse, elle aussi rom originaire des Balkans. Derrière l'embrouillamini administratif émerge la réalité humaine des milliers de personnes que les guerres des années 1990 ont jetées sur les routes d'Europe, les obligeant à se réinventer une identité sociale pour tenter de survivre.

De ce point de vue, le destin de la jeune Leonarda n'a rien d'exceptionnel : au cours de ces années-là, beaucoup de Roms du Kosovo ont demandé l'asile dans les pays d'Europe occidentale en se présentant comme des « Albanais persécutés ». Ils sont désormais massivement rapatriés vers un pays avec lequel ils n'ont plus aucun lien, et dont leurs enfants, nés en Suède ou en Allemagne, ne parlent pas la langue majoritaire, l'albanais…

A la fin des années 1980, entre cent mille et cent cinquante mille Roms vivaient au Kosovo, soit 5 à 10 % de la population totale de la province autonome de l'époque. Le Kosovo faisait figure de pionnier des politiques d'intégration développées par la Yougoslavie socialiste : la langue romani était enseignée dans les écoles, et c'est à Prizren, puis à Pristina, qu'ont été créés les premières émissions radiophoniques et les premiers programmes télévisés roms du monde.

Sommés de choisir leur camp

La situation s'est dégradée dans les années 1990, avec le durcissement de l'affrontement entre la majorité albanaise du Kosovo et le régime de Belgrade. Les Roms ont été sommés de choisir leur camp entre les deux nationalismes rivaux. Alors que la situation économique du pays se détériorait rapidement, beaucoup ont tenté de trouver le salut à l'étranger, tandis que ceux restés au pays louvoyaient pour garantir leur survie. Quand les Albanais ont été licenciés des emplois publics ou ont massivement démissionné en réponse au climat de répression qui s'abattait sur le Kosovo, de nombreux Roms ont pris leur place, ce qui leur a valu, à la fin de la guerre, d'être collectivement accusés de « collaboration » avec le régime serbe de Slobodan Milosevic. L'imputation a servi de prétexte aux multiples exactions subies par la communauté durant l'« été terrible » de 1999.

Sous le regard impavide des soldats de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) qui prennent possession du territoire, les quartiers roms de la plupart des villes du Kosovo sont systématiquement pillés et incendiés. Leurs habitants sont contraints de s'enfuir vers les pays voisins, Macédoine, Monténégro ou Serbie, où certains survivent toujours dans des centres collectifs. Des dizaines de personnes sont assassinées, d'autres déportées en Albanie (1). Depuis ces tragiques événements, on estime que seuls trente mille Roms continuent de vivre au Kosovo, dans des conditions économiques particulièrement précaires. Ils ont en effet perdu pratiquement tout accès aux emplois publics et ne peuvent plus exercer leurs métiers artisanaux traditionnels. Parmi les rares contre-exemples figure la ville de Prizren, où vivent toujours quelque six mille Roms (neuf mille avant la guerre). En revanche, beaucoup de ceux qui ont été chassés des grandes villes s'entassent désormais dans les enclaves serbes, notamment dans le Kosovo central.

Accords de réadmission

En juin 1999, des extrémistes albanais ont entièrement détruit la Mahala, le quartier rom de Mitrovica, situé sur la rive sud — majoritairement albanaise — de la rivière Ibar. Elle a été reconstruite, essentiellement grâce à des fonds de l'Union européenne, mais ses anciens habitants ne sont pas revenus. L'absence de toute activité économique et la persistance d'un lourd climat de racisme rendent la perspective d'un retour à Mitrovica très peu attractive. Ceux que l'on a renvoyés dans cette ville essaient par tous les moyens de la quitter à nouveau, même s'ils en sont originaires.

Depuis 1999 et l'instauration du protectorat international, des sommes colossales, impossibles à chiffrer avec précision, ont été consacrées aux Roms du Kosovo. Prodiguées par l'Union européenne, les Etats membres, les coopérations nationales de la Suisse ou de la Norvège ou encore des structures privées comme les fondations Open Society, ces aides n'ont jamais permis une véritable réintégration, ni le développement d'activités économiques. Les fonds alimentent surtout les budgets d'un grand nombre d'organisations conscientes que tout projet destiné aux Roms a de grandes chances d'obtenir des financements, sans aucune obligation réelle de résultats. Les critères d'évaluation, purement formels, satisfont les exigences des bailleurs sans que le sort des communautés s'en trouve amélioré.

En retour, les donateurs estiment que tous leurs efforts financiers justifient le rapatriement des Roms déboutés de leur demande d'asile en Europe de l'Ouest. Depuis la proclamation de son indépendance, le 17 février 2008, le Kosovo a signé des accords de réadmission avec tous les Etats occidentaux, qui permettent ces retours forcés, même pour des familles ayant perdu tout lien avec le pays et n'y possédant plus aucun bien immobilier.

Le « nouveau » Kosovo se veut un Etat multiethnique, et des mécanismes de quotas doivent garantir la représentation des minorités (Roms, Turcs, Bosniaques, Goranis, etc.). Cependant, ainsi que l'ont encore montré les préparatifs des élections locales du 3 novembre, toutes les pressions internationales se concentrent sur l'« intégration » de la communauté serbe aux institutions du Kosovo, qu'il s'agisse des enclaves ou de la zone serbe homogène du nord de Mitrovica. Dans ces conditions, le sort des Roms tient lieu de variable d'ajustement négligeable. Sauf lorsqu'il est question d'émigration en Europe occidentale.


(1) De nombreux rapports internationaux documentent ces crimes. On peut notamment se référer aux travaux du Fonds pour le droit humanitaire de Belgrade

10:27
La Revue dessinée
10:20
Le Courage
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